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Ce que les initiés nomment le voyage du double était réputé être l’œuvre des sorcières. En voici une alors qui témoigne, à mots à peine couverts, des conditions dans lesquels cette faculté, autrement dite « télétransportation du corps astral », offerte à tous, à quelques-uns est donnée, au cœur de l’expérimentation tantrique de l’amour. La vérité qui jaillit de ces expériences est d’une simplicité proprement impensable et pourtant elle ne cessera jamais d’être totalement inexprimable.
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Seule la poésie peut s’y essayer quand elle induit par exemple qu’il est opportun d’accepter de nourrir et de se nourrir de « la rosée des migrations, l’énergie de la nébuleuse dont tout émane et où tout retourne », ou qu’elle constate que « les plus fines nervures électriques des amants (sont) reliés aux constellations dont la lumière ne nous atteindra que dans vingt mille ans ».
Les poèmes de Francesca Y. Caroutch témoignent du chemin qui conduit à la communion aux « vibrations de l’énergie à l’état pur » et de ce double « minuscule graine, humble comme le jardinier des simples, » qui sait se déployer et voyager « dans l’étendue illimitée ».
Auteur de nombreuses études sur la Voie du Diamant Foudre, Francesca Y. Caroutch voyagea souvent en Inde du nord, au Népal, au Sikkim et dès 1984, au Tibet. Elle fut choisie pour compléter le domaine bouddhique du l de Jean Chevalier. Elle a notamment publié des ouvrages sur Giordano Bruno, Richard Wagner, Gustav Meyrink, Ungaretti, ainsi que trois essais sur le symbole de la Licorne et son origine orientale.
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Illustration de couverture : La comète Lévy, au large de Pégase.
« Fontaine et fournaise mêlées te relient à ton nom de comète perdue »
Photo : Franco Pontarolo, Antarès. D.R.
Composition et mise en page : ATHENA PRODUCTIONS / PhC
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