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Sur la tombe supposée dIsis, près de Memphis, une statue recouverte dun voile noir était érigée. Sur le socle de la statue cette inscription était gravée : « Je suis tout ce qui fut, ce qui est, ce qui sera et aucun mortel na encore osé soulever mon voile. »
« Sous ce voile, disait W. Winwood Reade, se cachent tous les mystères et le savoir du passé. »
Reade qui se définissait lui-même comme « un jeune érudit, les doigts couverts de la poussière de manuscrits vénérables, les yeux fatigués et rougis par des nuits de veille » devait « lever un pan de ce voile mystérieux et sacré ».Depuis la parution de son ouvrage (The Veil of Isis or Mysteries of the Druids, 1861), notre connaissance de la religion des druides et des religions « à mystères » a bien évolué. Les progrès de la philologie et la science des religions comparées ont formellement démenti certaines de ses affirmations. Mais les mythes qu’il expose et les considérations symboliques qu’il a proposés lèvent et lèveront encore longtemps, pour ceux qui cherchent, un pan du Voile noir de la statue d’Isis.
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