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« Je vais parler au Sage : éloignez les Profanes. » (Pythagore)
« Les anciens avaient l’habitude de comparer à l’or tout ce qu’ils jugeaient sans défauts et beau par excellence : ainsi, par l’Âge d’or ils entendaient l’âge des vertus et du bonheur ; et par les Vers dorés, les vers où la doctrine la plus pure était renfermée. Ils attribuaient constamment ces Vers à Pythagore, non qu’ils crussent que ce philosophe les eût composés lui-même, mais parce qu’ils savaient que celui de ses disciples dont ils étaient l’ouvrage, y avait exposé l’exacte doctrine de son maître, et les avait tous fondés sur des maximes sorties de sa bouche. Ce disciple se nommait Lysis. C’est à lui que nous devons les Vers philosophiques que j’ai essayé de traduire en français. Ces Vers appelés dorés par la raison que j’ai dite, contiennent les sentiments de Pythagore, et sont tout ce qui nous reste de véritablement authentique touchant l’un des plus grands hommes de l’antiquité. »
Le but de la doctrine pythagoricienne, était d’éclairer les hommes, de les purifier de leurs vices, de les délivrer de leurs erreurs, de les ramener aux vertus, à la vérité ; et après les avoir fait passer par tous les degrés de l’entendement et de l’intelligence, de les rendre semblables aux Dieux immortels. (Antoine Fabre-d’Olivet)
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