Lucien de Samosate, LA DÉESSE SYRIENNE (De dea syria), suivi de DIALOGUE DES COURTISANES, Introduction et traduction par Eugène Talbot

Lucien de Samosate
LA DÉESSE SYRIENNE
(De dea syria)
suivi de
DIALOGUE DES COURTISANES
Introduction et traduction par Eugène Talbot

COLLECTION HISTOIRE

Traduction française, texte intégral imprimable

Lucien nous fait pénétrer dans le temple de la Junon assyrienne. Au cœur de ses rites étranges : prostitution sacrée, vénération du phallus, abstinence de poisson, castrations volontaires. Il rapporte consciencieusement les mythes explicatifs de la fondation du temple, attribuée tantôt aux dieux (Dionysos), tantôt aux humains survivants d’une humanité précédente (Deucalion), tantôt à des souveraines réelles et mythiques à la fois (Stratonice et Sémiramis). Le lien de certaines cérémonies avec les traditions du déluge surprend autant l’auteur que le lecteur. Lucien de Samosate, Assyrien hellénisé, ne construit pas ici une fable :

il a connu ce sanctuaire prodigieux — et prodigieusement riche —, alors qu’il n’était qu’un enfant et que, suivant la tradition, la protection de la déesse avait été demandée en son nom : « Il y a encore dans le temple mes cheveux et mon nom. » 

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Légende de couverture :
« Dans l’ensemble, c’est bien Junon ; mais il y a chez elle des traits de Minerve, de Vénus, de la Lune, de Rhéa, de Diane, de Némésis et des Parques… Cette statue porte sur sa tête un diamant qui jette durant la nuit une lueur si vive, que le temple en est éclairé comme par des flambeaux… »
Lucien, de Dea syria, XXXII.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / PhC