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« On me poussait et j’entendais dire qu’il est toujours bon d’obéir. Je marchai donc ; mais je prends Dieu à témoin de la pensée intime qui m’occupait et du vœu que je fis au fond de mon cœur. Je pris pour mon partage cette vérité qui est le Dieu caché ; je me consacrai à sa recherche, renonçant pour elle à tout ce qui n’est que profane, à tout ce qui peut éloigner l’homme de la fin sainte et divine à laquelle l’appelle sa nature. Ainsi je l’entendais, et mon âme m’attestait que je ne me repentirais jamais de ma promesse. Et je ne m’en repens pas. »
C’est au fil de ses Souvenirs que Renan déroule l’écheveau de l’histoire vraie du Broyeur de lin et déclame la merveilleuse prière à Athéna qu’il composa sur l’Acropole « quand (il) fut arrivé à en comprendre la parfaite beauté ».
Plus de soixante notes explicatives complètent celles dont l’auteur avait agrémenté son œuvre.
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