« Nous n’avons point écrit cet ouvrage pour les animaux irraisonnables qui à l’extérieur ont la forme d’homme ; mais qui dans leur image, en esprit sont des bêtes méchantes et sauvages. C’est pour ceux qui sont maintenant en croissance, et qui tendent au beau lys dans le royaume de Dieu, et sont dans la génération, que nous avons écrit ce livre, afin qu’ils puissent, par son moyen, fortifier leurs essences, reverdir dans la vie de Dieu et croître dans l’arbre du paradis, et porter ce fruit. Puisque tous les enfants de Dieu croissent ainsi dans cet arbre, et que chacun est une branche de ce même arbre, nous avons voulu partager notre suc, notre odeur et notre essence avec nos co-rameaux, et nos co-branches (…), afin que notre arbre paradisiaque devînt grand, et que nous nous réjouissions les uns et les autres… » (J.B.)
Vierzig Fragen von der Seele (Les six théosophiques) a paru en 1620. La traduction de Louis Claude de Saint-Martin qui est proposée ici est extraite du recueil qu’il fit paraître en 1806 sous le titre : Quarante questions sur l’origine, l’essence, l’être, la nature et la propriété de l’âme. Louis Claude de Saint-Martin a travaillé sur l’édition d’Amsterdam (Theosophische werke, 1682). |