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C’est finalement Morin qui l’emporta, même si, de nos jours, c’est une méthode plus ou moins bâtarde, celle de Placidus, qui a rallié les suffrages des astrologues « modernes ». La controverse sur les aspects n’est pas moins capitale : accepter de recourir à un nouvel intervalle numérique angulaire peut modifier l’étude des rapports au sein de la « figure » de naissance. Kepler voulait introduire un grand nombre d’aspects de sa fabrication, qui perdaient complètement contact avec le nombre 30. Kepler, en définitive, n’a pas triomphé : ses aspects dits « mineurs » sont presque totalement ignorés en France. Morin a évité à l’astrologie française de « parcelliser » la structure du thème natal ou de la « figure » de naissance ; il l’a préservée d’une multiplication excessive des facteurs. De même Morin a-t-il privilégié la technique des révolutions solaires, axées sur le lieu où le sujet passe son anniversaire : si elles sont si populaires en France, c’est probablement grâce à lui.
Morin était prudent dans sa pratique astrologique, car il était conscient de la liberté de l’homme, ou du moins du Sage, à l’égard des astres. Selon l’aphorisme « le Sage domine ses astres ».
Cette édition est enrichie de nombreuses annexes établies par Jacques Halbronn et parmi elles :
Notes sur le vocabulaire astrologique de J.-B. Morin
Lexique astrologique Latin-Français
Bibliographie de Jean-Baptiste Morin
Une reproduction des 10 planches de la Tabula de dominio universali planetarum, extraite de l’introuvable et célébrissime Astrologia Gallica.
En 1993, Jacques Halbronn a publié (aux Ed. Guy Trédaniel - La Grande Conjonction) un second volet de cette étude, sous le titre : Le Centiloque de Ptolomée ou la Seconde Parie de l'Uranie de Nicolas Bourdin, avec en postface des Études autour des éditions ptolémaïques de Nicolas de Bourdin (1640-1651).
De nombreuses études de Jacques Halbronn sur l’astrologie française au XVIIe siècle sont disponibles sur le site du Centre Universitaire de Recherche en Astrologie (cura.free.fr)
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