Edouard Schuré, PYTHAGORE OU LES MYSTERES DE DELPHES

Edouard Schuré
PYTHAGORE
OU LES MYSTÈRES DE DELPHES

COLLECTION LES MAÎTRES DU MYSTÈRE

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« Au fond de cette doctrine brille le soleil de la Vérité-Une. On en trouve les rayons épars dans les philosophies et les religions ; mais leur centre est là. Que faut-il pour y parvenir ? L’observation et le raisonnement n’y suffisent pas. Il y faut encore et par-dessus tout l’intuition. Pythagore fut un adepte, un initié du premier ordre. Il posséda la vue directe de l’esprit, la clef des sciences occultes et du monde spirituel.
Il puisait donc à la source première de la Vérité. Et comme à ces facultés transcendantes de l’âme intellectuelle et spiritualisée, il joignait l’observation minutieuse de la nature physique et la classification magistrale des idées par sa haute raison – nul n’était mieux fait que lui pour construire l’édifice de la science du Kosmos. A vrai dire cet édifice ne fut jamais détruit. Platon qui prit à Pythagore toute sa métaphysique en eut l’idée complète, quoiqu’il l’ait rendue avec moins de rigueur et de netteté. L’école alexandrine en occupa les étages supérieurs. La science moderne en a pris le rez-de-chaussée et consolidé les fondements. Nombre d’écoles philosophiques, de sectes mystiques ou religieuses en ont habité divers compartiments. Mais aucune philosophie n’en a jamais embrassé l’ensemble. C’est cet ensemble que nous avons tâché de retrouver ici dans son harmonie et son unité. »

Pythagore ou les mystères de Delphes est le plus sérieusement documenté des traités qu’Edouard Schuré (1841-1929) consacra aux Grands initiés (1889).

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Illustration de couverture : la tétrakis pythagoricienne. Le cercle intérieur représente l’unité microcosmique égale au dix macrocosmique par son insertion dans la quaternité.
Gravure extraite de l’Atalanta fugiens de Michel Maier, 1618.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / JPG