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« Si j’avais voulu tout imprimer, le public n’en aurait pas été quitte à moins de deux ou trois gros volumes. Je faisais des vers au collège, et j’ai continué d’en faire jusqu’à ce jour : je me suis gardé de les montrer aux gens. Les Muses ont été pour moi des divinités de famille, des Lares que je n’adorais qu’à mes foyers.»
Les poésies, en très petit nombre, que je me suis déterminé à conserver sont divisées en deux classes, savoir : les poésies échappées à ma première jeunesse, et celles que j’ai composées aux différentes époques de ma vie. J’en ai marqué les dates autant que possible, afin qu’on pût suivre dans mes vers, comme on a suivi dans ma prose, l’ordre chronologique des idées et le développement graduel de l’art.
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