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Dune impertinence jamais démentie, cet ardent plaidoyer pour les langues nationales date de 1870 ! Langues nationales à juste titre, explique Henri Gaidoz, « car toutes les langues qui, par tradition séculaire, se parlent dans une région particulière de notre patrie ont également droit à ce titre. Ce n’est que par ignorance ou par esprit de tyrannie qu’on peut confisquer l’usage exclusif de ce titre pour ce qui est à proprement parler la langue de l’état, langue nécessaire comme moyen de communication générale, et à l’intérieur et vis-à-vis de l’étranger, mais qui ne devrait pas se prévaloir de sa primauté (due aux hasards de l’histoire ou de la conquête !) pour opprimer et prétendre exterminer ses rivales.
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