Tou’l’monde sont là, dame : l’Zidore Beurtê, le Jean-Mari Bianchet, de la Beurbitièure, en Javené ; le Polydore D’laouna, du bourg de Villamée ; le Polyte Roussia, de la Ramenâs en Poilley et la Philomaïne Groussard ; l’Jôsê Denouard, de Dompierre, l’Todore Pirotas ; et les maoudites fumelles, bon guy nn’avait cor en c’temps-là qui n’faeuseu point tant magnieures coume les siennes d’asteure ! : la Nathalie Boursiœ, la Phrâsie Poupin, la mère Couânon, du Choucha, et la Rosalie Menaïgeu de la Tempieurie su’la route d’Ernée.
Les quatorze paysanneries rassemblées ici pour la première fois parurent de 1908 à 1914 dans La Chronique de Fougères, Le Petit Fougerais et Le Réveil Fougerais. Elles furent signées : Maître Quéru, Kœurgis et Louis Clément : des pseudonymes qui ne trompaient pas les amateurs, on y retrouvait trop l’humour d’Amand Cocar, journaliste dans toutes ces revues.
Amand Cocar, né à Saint-Brice-en Coglès en 1864, est mort à Fougères en 1917.
Dans sa préface en forme de manifeste, Joachim du Pâtis-Bellay conclut que le gallo est une langue qui ne peut pas manquer de revenir à l’honneur, « Cré bon Guy, faudra ben y rev’ni r’à l’Gallo, » vu que c’est une langue dans laquelle il n’y a point de mots pour se plaindre et pour mentir…