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Alexandre Moret
LES MYSTÈRES ÉGYTPIENS
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« A côté des rites où se formulait l’adoration quotidienne des dieux, les temples d’Égypte connaissaient des cérémonies d’un caractère plus spécial, d’une signification réservée à une élite de prêtres et de spectateurs, célébrées dans des édifices isolés, à des dates déterminées ou à d’autres heures que celles du culte régulier. Les Grecs appelaient ces cérémonies des « Mystères » ; en langue égyptienne, le mot qui les définit le mieux semble être , aihou, qui a le sens vague de « choses sacrées, glorieuses, profitables ». Quand on accomplissait pour le compte d’un dieu, ou d’un homme, les rites capables de le transfigurer en être sacré « iahou », on « faisait les choses sacrées », siahou, (C’est la formule funéraire des stèles de la VIe dynastie « qu’il soit consacré par l’officiant et l’Out »), d’où la célébration de ce que j’appellerai, après les Grecs, les « Mystères égyptiens » (Moret). |
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« La connaissance ou l’intelligence du divin ne suffit pas pour unir à Dieu les fidèles, » disait Jamblique, à propos de ces cérémonies auxquels il avait été initié. Il y faut aussi, ajoutait-il « l’exécution parfaite, et supérieure à l’intelligence, d’actes ineffables… ». En quoi consistaient ces actes ineffables ? Comment se représenter leur mise en scène et leur contexte symbolique ? Ce sont les questions que Moret s’efforce de résoudre ici. Et il nous initie à cette « force inexplicable des symboles », sans laquelle « l’intelligence des choses divines » ne peut pas ête imaginée.
L’ouvrage comprend 57 gravures et 78 hiéroglyphes.
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Couverture : Illustration extraite du Livre des morts. Musée du Louvre, Paris, D.R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / PhC
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