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Maurice Le Scouëzec
LE VOYAGE À MADAGASCAR
précédé de
AFRIQUE, 1928
Présenté et annoté par Gwenc’hlan Le Scouëzec
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| En 1905, il avait visité le Kenya. Il avait alors parcouru le sud-est africain, de Dar-es-Salam à Johannesburg, pour revenir terminer ce premier séjour mouvementé à l’hôpital de Zanzibar. En 1925, il se rend au Soudan et de là il gagnera la Haute-Volta. Déjà les eaux du Bani, le Bar Tenga désertique et fascinant, puis San, Bobo-Dioulasso et les Bobos, Dédougou. Les forteresses en pisé du Burkina-Faso le séduisent, avec leurs murs jaunes, secs et muets ; les femmes, avec le reflet bleu de leur peau. |
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Il revient sur ses propres traces avec Mathilde Merle en 1928 et rencontre Albert Londres . Jusque-là il n’a rien écrit d’autre sur l’Afrique que les deux pages d’envolées lyriques de 1905. En 1930, il fera son quatrième et dernier voyage. Madagascar et, au retour, en 1931, l’Égypte. C’est le Voyage à Madagascar. Ce sont donc ces deux « journaux » que nous publions ici qui valent surtout par leurs qualités d’écriture et le témoignage d’un homme libre sur l’esclavage perpétué par les colonisateurs.
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Illustration de couverture : Les porteuses de sel, Maurice Le Scouëzec, D.R.
Le vrai titre de l’oeuvre, dont un dessin préparatoire avait paru dans L’Intermédiaire du bibliophile et du curieux, donne la mesure de l’anticolonialisme du peintre : « Il n’y a pas d’esclaves en Afrique Française ».
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS
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