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À cette époque, dont plus tard je chercherai à déterminer la date, la Race blanche était encore faible, sauvage, sans lois, sans arts, sans culture d’aucune espèce, dénuée de souvenirs, et trop dépourvue d’entendement pour concevoir même une espérance. Elle habitait les environs du pôle boréal, d’où elle avait tiré son origine. La Race noire, plus ancienne qu’elle, dominait alors sur la terre, et y tenait le sceptre de la science et du pouvoir : elle possédait toute l’Afrique et la plus grande partie de l’Asie, où elle avait asservi et comprimé la Race jaune. Quelques débris de la Race rouge languissaient obscurément sur les sommets des plus hautes montagnes de l’Amérique, et survivaient l’horrible catastrophe qui venait de les frapper : ces faibles débris étaient inconnus ; la Race rouge, la Race rouge, à laquelle ils avaient appartenu, avait naguère possédé l’hémisphère occidental du globe ; la Race jaune, l’oriental ; la Race noire, alors souveraine, s’étendait au sud, sur la ligne équatoriale ; et, comme je viens de le dire, la Race blanche, qui ne faisait que de naître, errait aux environs du pôle boréal.
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Illustration de couverture :Atlas, tiré de Examen et explication du zodiaque de Dendérah, par l’abbé Halma, 1822, D.R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / PP |
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