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Il écrit aussi : « La théologie mystique est la science expérimentale des choses divines. En elle-même et dans ses moyens elle est surnaturelle ; car ce n’est pas l’homme qui, de sa force propre, peut atteindre le sanctuaire de l’inaccessible Divinité : c’est dieu, source de sagesse et de vie, qui laisse tomber sur l’homme les rayons de la vérité. » Fondateur de la théologie apophatique (qui célèbre la puissance et les vertus de la négation, contrairement à la voie de l’affirmation : kataphatikê), Denys de l’Aréopage se rencontre avec les plus éminents mystiques. Jean de la Croix lui rendra ainsi hommage : « Cette nuit obscure est une influence de Dieu en l’âme [...] influence que les contemplatifs appellent contemplation infuse ou théologie mystique. [...] C’est Dieu qui fait les principaux effets en l’âme ; en la purgeant et en l’illuminant, elle la dispose pour l’union d’amour avec Dieu. [...] C’est pourquoi saint Denys (san Dionisio) et d’autres théologiens mystiques appellent cette contemplation infuse : rayon de ténèbre [...] parce que sa grande lumière surnaturelle réussit à vaincre la force intellective naturelle. »
Si l’on ajoute foi aux propos de l’auteur des Lettres, Denys est un disciple de Paul et un ami de Jean qui fut présent aux funérailles de la Vierge Marie. D’après la tradition, Denys l’Athénien et le premier évêque de Paris sont un seul et même homme : « Paul étant venu à Athènes, Denys se convertit. Paul le baptisa et l’institua évêque d’Athènes. Plus tard, Denys reçut du pape Clément la mission d’aller prêcher l’Évangile en Gaule et pénétra jusqu’à Lutèce, ville des Parisii. Après plusieurs arrestations et supplices, il sera décapité, en compagnie du prêtre Rustique et du diacre Éleuthère, sous l’empereur Domitien et le préfet Fescinnius, le jour des nones d’octobre, l’an 96, sur la colline de Montmartre (Mons Martyrorum), et enseveli à Saint-Denis. L’identité véritable de l’auteur de ces œuvres demeure une énigme.
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