|
|
|
|
|
|
| Jadis, l’imprudent qui divulguait les secrets du gouvernement des eaux vénitiennes risquait sa vie. C’est le cas des héros de ce livre, dont l’histoire s’articule autour de trois femmes-fées, dans une Venise de rêve décimée par le fanatisme et autres calamités. Thala, joueuse de luth, semble être une femme comme les autres. Mais, sous sa toison, se cache une source de feu brasier de la grande déesse originelle. De quoi rendre fou son amant peintre, Aldo. Lavinia ressemble aux fées-renardes de l’Orient ; cette « revenante », femme-chatte à la crinière de flammes, se nourrit de la substance du Prince, avant de tenter de ravir celle du graveur inspiré du palais. |
|
|
Par la force de son désir, Orséola, femme-fontaine, a le pouvoir de ressusciter Pétrus, son amant mort en la possédant. Mais c’est au risque de perdre sa propre vie.
Francesca-Yvonne Caroutch, qui vécut à maintes reprises à Venise et en Orient, nous restitue des sortilèges approchés au plus près. Le Gouvernement des eaux a paru la première fois aux Ed. Christian Bourgois, en 1970.
» Transcrite non pas seulement au passé, mais dans un temps immémorial, cette histoire, ou plutôt le récit de ces errances semble avoir été extrait de nos hantises. C’est la raison pour laquelle on peut dire que ce livre est moins écrit que « désécrit ». Il nous fait entrer dans une région de moiteur et de miasmes qui retient comme prisonnier. Aucune manière de transcrire ne pouvait mieux que cette brume langagière, à laquelle Yvonne Caroutch fait appel, pour restituer les mirages de Venise.
» Ce livre refermé, il nous reste un poids sur le cœur, celui d’une atmosphère qui, pour pernicieuse qu’elle soit, nous initie à quelques unes des vérités essentielles qu’en temps ordinaire, nous vivons sans les connaître. »
Jérôme Peignot
Lire d'autres critiques parues sur cet ouvrage
Visitez le site de F-Y. Caroutch

Cet ouvrage est dédié à Vittorio Basaglia, peintre et sculpteur de Venise, disparu voici peu à l'âge de 69 ans.
|