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Henri Jean Bolle
GOETHE FRANC-MAÇON
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| Il n’est point exagéré de dire que Goethe incarne un des types les plus purs du franc-maçon. Tout en lui est d’essence maçonnique : son ardente recherche de la vérité autant que son constant souci de la beauté. Il est certain que la loge et l’idée maçonnique contribuèrent pour une part à la formation de son esprit et de sa sensibilité ; mainte œuvre porte des traces indéniables de cette influence. Mais il importe que sur ce point les francs-maçons observent une grande modestie, car des deux : Goethe et la franc-maçonnerie, ce fut lui qui donna plus qu’il ne reçut. Et son œuvre sera pour eux peut-être davantage que pour autrui, parce que leur initiation et leurs rites leur en fournissent une clé une source de profonds enseignements. |
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Si la sagesse, la force et la beauté sont le grand idéal vers lequel le franc-maçon doit diriger ses efforts, Goethe fut un des rares qui y aient atteint dans une si large mesure. Son esprit ne se lassait pas dans la recherche de la vérité sur tous ses plans : philosophique, scientifique, esthétique et moral. Mais ses recherches ne furent pas de froides et abstraites spéculations ; partant de la base que représente le monde sensible, elles s’élevèrent très haut dans les pures régions de l’esprit pour retourner à leur point initial, qui désormais se trouve élevé et s’éclaire d’un jour nouveau. Là est peut-être le secret de la grandeur de son œuvre : elle est proche, infiniment proche de la vie.
H.J.B.
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Illustration de couverture : Goethe dans la campagne romaine, J.H.W. Tischbein, 1786.
Städelsches Kunstinstitut, Frankfurt, D.R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / PhC
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