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Daprès Phèdre, la fable a pour mission de faire rire (risum movere), d'avertir par l'exemple (exemplo movere), et de corriger les erreurs en charmant l'oreille. L'événement raconté par la fable, la plupart du temps unique, est symbolique d'une situation courante, et l'explique. Les personnages sont en général stéréotypés et constants. Elle met en scène des animaux : le lion y représente le pouvoir et la grandeur ; le loup, la cruauté, la force sauvage et stupide, le totalitarisme ; le renard symbolise l'intelligence fine, la réflexion et la ruse ; le chien, la bonté et la fidélité ; le singe, le burlesque mais aussi la sagesse ; l'âne, la sottise ; le chat, l'égoïsme et la cruauté. La fable est sans doute antérieure à l'existence d'Ésope, puisque, dès le VIIe siècle av. J.-C., Hésiode cite la fable du rossignol et de l'épervier. Elle s’épanouit au VIe siècle av. J.-C. (« l'époque des tyrans… »), et les premiers recueils de fables ésopiques datent de la fin du IVe siècle av. J.-C. Puis les latins Phèdre et Avianus (au Ier et au IVe siècles de notre ère) et le grec Babrius, à la fin du Ier siècle, qui donnèrent à la fable versifiée ses plus belles lettres de noblesse.
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