Les deux porchers divins des « rois des génies » de Munster et de Connaught deviennent successivement des corbeaux, des baleines ou des phoques, des champions, des fantômes, des vers, des taureaux, en sorte que leur âme divine habite successivement sept corps différents.
Ces conceptions mythologiques constituent-elles une phase intermédiaire entre la notion plus ancienne des dieux à forme animale et la notion des dieux à forme humaine ? C’est la question que, dans son inventaire des figures mythologiques de la Gaule et de l’Irlande, se pose Henri d’Arbois de Jubainville. Il en conclut que, contrairement à l’opinion répandue chez les géographes et les historiens grecs, les druides n’enseignaient pas « la métempsychose pythagoricienne ».
Dans la première édition de cet ouvrage (1906), l’annexe que nous avons rebaptisée Le mensonge de César, s’intitulait : César et la géographie.