|
|
Béranger-Féraud
DIABLES ET SORCIERS DE PROVENCE
|
|
|
| Le mot « masque », en Provence, a une signification tout à fait différente de celle qu’on lui prête dans le restant de la France. Or, tandis que pour la presque universalité des diverses contrées de la France, le mot « masque » signifie faux visage, et par extension, individu travesti, en Provence, en Languedoc et en Auvergne, il est pris dans le sens de sorcière. Il provient, dit-on, du mot de basse latinité ou des langobards : masca, qui servait à spécifier, déjà dans l’antiquité, les femmes de mauvaise vie et celles qui étaient entachées de sorcellerie et de magie. |
|
|
Grimm croyait que le mot masca des latins dérivait de mastica, provenant de masticare parce que la superstition publique accusait jadis les sorcières de manger des petits enfants ; mais on conviendra, avec Littré, que pareille étymologie est plus ingénieuse que basée sur un raisonnement solide. Il nous suffit de savoir que les Romains appelaient déjà les sorcières du nom de masca pour n’avoir pas besoin d’aller chercher ailleurs la signification du mot.
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Illustration de couverture : Marionnette du Diable, fin du XIXe siècle.
Museo Civico Polironiano. San Benedetto Po (Mantova), D.R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / DMi
|
|
|
|
|
|
|