A Londres, il reçoit la promesse dun être de lumière : « Je ferai de toi un être libéré de la pesanteur et un être qui vivra hors du temps ». A partir de ce moment là, il ne cessera de témoigner de la réalité dun monde spirituel, « distinct du monde naturel », mais en permanente correspondance avec lui. Ses yeux « d homme intérieur (avaient ét é) ouverts. Ils furent propres à voir dans les cieux, dans le monde des esprits et dans les enfers ». Il rapporte ici ce que les anges des planètes lui ont confié.
Son influence sur un auteur comme C. S. Lewis (Out of the Silent Planet, Le silence de la terre ; Voyage to Venus, Voyage à Vénus) est évidente.
« Swedenborg ne saurait être mesuré par des collèges entiers dérudits ordinaires, disait Ralph Waldo Emerson. Sa présence majestueuse ferait craquer les robes de toute une Université. Nos écrits sont faux parce quils sont fragmentaires, mais Swedenborg est systématique et chacune de ses phrases concerne le monde entier... Esprit colossal, il devance de loin son siècle, ses contemporains ne le comprennent pas. Pour le juger, il faut être placé à une distance considérable de lui. »
Cet ouvrage a été savoureusement traduit de loriginal latin (Londres, 1758) par J.-F.-E. Le Boys des Guays en 1851.