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Ce recueil de nouvelles nous donne des tranches de vie de femmes meurtries qui, toutes, parviennent à un tournant de leur destin. De la princesse Élisabeth Pavlovna, qui retrace pour la postérité le calvaire de sa jeunesse, à la jeune Sue Anne qui explore les douceurs du monde qui entoure ses désirs de femme, Florence Thiébaut dresse des portraits saisissants où l’amour le dispute à la folie, la solitude absolue à la volonté de survivre. Des jeux de miroir troubles qui finissent cependant par ouvrir les cœurs à des rencontres touchantes dont les héros et les héroïnes les lectrices et les lecteurs ressortent bouleversés. Qu’est-ce qui rend ce recueil si beau ? On pourrait supposer que c’est au registre de l’autobiographie que les personnages de Florence Thiébaut doivent leur intensité intérieure, leur force de vie et de conviction. Peut-être est-ce vrai du portrait de la princesse Élisabeth Pavlovna.
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Mais rien n’est sûr dans cet univers profond et réfléchi. Et il faut bien que l’auteur nous déroute en empruntant quelques héroïnes et quelques héros à des séries populaires comme New York Police Judiciaire (ou New York District, en anglais Law & Order) ; dans Deirdre, on retrouve le personnage de la psychologue Elizabeth Olivet ; dans Loin de Manhattan, celui de linspecteur de police Mike Logan.
En réalité, ce qui fait la beauté de cette série de nouvelles, cest que lauteur y rompt avec le galimatia de lintrospection psycholâtrique contemporaine pour retrouver une finesse danalyse psychologique dont la littérature témoignait autrefois. On devine aussi à lire ces nouvelles quelles ont été réellement élaborées.Un livre dessiné avec le pinceau de lespoir et bon à lire pour oublier la pauvreté de style et de pensée des parutions ordinaires de lautomne.
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Illustration de couverture : Nude over Vitebsk, 1933, March Chagall Composition et mise en page : ATHENA PRODUCTIONS
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