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James Bruyn Andrews
CONTES DE LA CÔTE D'AZUR
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| « Un jour vint où la servante trouva une puce quelle apporta au roi. Le roi la mit sur une chaise et tous les matins il lui donnait à manger. En grandissant il arriva quelle ne pût rester plus longtemps sur la chaise et alors le roi en fit une plus grande pour elle ; mais il arriva aussi quelle ne put rester sur la seconde chaise et il fallut la mettre dans une étable. Elle devint si grande que létable même ne pouvait plus la contenir... » |
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Tel est le ton adopté par James Bruyn Andrews pour rapporter les contes quil entendit de la bouche des habitants de Menton, Roquebrune, Sospel, Vintimille et Gênes, dans les années 1880. Quasiment seul des pionniers de lethnologie quon appelle encore à lépoque le Folk-Lore il ne modifie pas, narrange pas les contes recueillis. Ils ne sont pas pour lui comme pour Paul Sébillot, Anatole Le Braz, François-Marie Luzel ou tant dautres , prétexte à littérature. Il nous livre tels quels, dans leur incohérence dorigine et, quelquefois, avec les effets de drôlerie grinçante ou de sauvagerie terrifiante que cherchaient les conteurs, les histoires de diables, de sorciers et de sorcières et les « aventures merveilleuses » que nos ancêtres tissaient, pour rire ou se faire peur.
Une honnêteté quon ne lui a guère pardonnée. Depuis 1892, il ny a pas eu dautre édition de son recueil que celle-ci.
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Illustration de couverture : Port de Villefranche après 1911, Charles Martin Sauvaigo,
Photo © Michel de Lorenzo, D.R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / PhC, 2001
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