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mais quon pense différencier les contes de Haute Bretagne de ceux de la Bretagne bretonnante, de la Normandie ou du Berry et de la Provence, nous ne ladmettons pas, la comparaison des récits puisés dans les diverses collections nous les montrant identiques de fond quand ce nest pas de forme. » Pour le triomphe de sa thèse, Emile son vrai prénom Carnoy évite soigneusement de publier des contes quont déjà recensé, à lépoque, des collectionneurs comme MM. Sébillot, Bladé, Luzel, Ortoli ou Vinson : « nous navons pas jugé utile de les reproduire, précise-t-il. » Ceux quil a choisis semblent cependant réellement indemnes de toute influence littéraire. Il les recueille donc dans toute la France, même si la Picardie, la Normandie, le Berry, la Lorraine et la Provence lui en fournissent le plus grand nombre. Mais, comme la science supporte toutes les contradictions, Carnoy publiera à part (dans la revue Romania) les « Contes Picards merveilleux ou plaisants » quon retrouvera dans la même collection.
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