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Joseph de Maistre
CONSIDÉRATIONS SUR LA FRANCE
suivi de
MÉMOIRE SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU BARON VIGNET DES ÉTOLES
et d’une notice sur
LA JEUNESSE DE JOSEPH DE MAISTRE, par G. VALBERT
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| Né à Chambéry en 1753, Joseph de Maistre est un sujet du roi de Savoie. En 1792, l’invasion de la Savoie par les armées françaises l’oblige à s’expatrier à Aoste, puis à Lausanne. Et c’est là qu’il écrit son premier ouvrage : Considérations sur la France (1793), où se mélangent « l’horreur de la Révolution française et l’amour de la France ». Dans ces pages célèbres, il identifie les causes humaines de la Révolution ; mais il s’efforce aussi de mettre en évidence « les voies de la Providence » dans l’histoire. |
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« Le principe religieux préside à toutes les créations politiques, et tout disparaît dès qu’il se retire […]. C’est pour avoir fermé les yeux à cette grande vérité que l’Europe est coupable, et c’est parce qu’elle est coupable qu’elle souffre. » Le jeune substitut de l’avocat fiscal-général de Chambéry est devenu « l’avocat-général de la providence ».
« La Savoie, la vie patriarcale, son père, sa mère, les jésuites, ses fonctions de magistrat comme les rochers et les torrents des Alpes l’avaient fait ce qu’il était. Mais c’est la Révolution qui lui a fourni l’emploi de son éloquence et de son génie. »
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