Laurent Médicis, Chansons de Carnaval

Laurent Médicis
CHANSONS DE CARNAVAL

COLLECTION POÉSIE – Fantaisies

Texte intégral imprimable

« La Renaissance n’a pas inventé le carnaval ; on ne saurait même imaginer qu’elle ait ajouté beaucoup à la courte et folle débauche de ce temps joyeux : la foule dansait depuis longtemps à la veille du Carême, l’Église, bon gré mal gré, fermant les yeux sur ces excès, quand les esthètes florentins s’employèrent à donner une forme nouvelle aux réjouissances traditionnelles » en les transformant en une grande fête mythologique et satirique. C’est ainsi que l’on vit paraître à côté des chars populaires traditionnels, (les carri), les triomphes (triomphi) comme celui des « Sept planètes » ou celui de « Bacchus et Ariane ».

« Le vif refrain impatient de la chanson de Bacchus, les équivoques des villageoises, l’infâme grossièreté des marchands de civette – la plus sale des chansons connues – sont les variantes d’une même exaltation. Dans ces créations de circonstances, c’est la violente sensualité et l’érotisme insatiable du Florentin qui s’expriment sans réticence. « Sous la main de Laurent, les Chansons de Carnaval deviennent (…) une apothéose du désir et de l’excitation sensuelle. »

André Chastel

Tyran florentin (1449-1492), célèbre pour son mécénat et son art de truquer les urnes, Laurent Médicis survécut à plusieurs conjurations républicaines dont celle des Pazzi, Salviati et Cambi (1478). Une réputation d’« insupportable grossièreté » valut à ses Chansons de Carnaval d’attendre cinq siècles une première traduction en français. Celle-ci, qui date de 1947, est due à la plume d’André Chastel.

Page d'accueil
Extrait
Sommaire
Prix et information
Illustration de couverture : Bacchus au carnaval de la Nouvelle-Orléans. © Alexandre Orloff.
Composition et mise en page : ATHENA PRODUCTIONS / PhC, 2001