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| Dans LAurore naissante (Aurora consurgens 1612), traduit ici par Louis Claude de Saint-Martin, Jacob Boehme exprime la cosmogonie que ses visions lui ont révélé et les sept agents qui sont aussi des aspects permanents d’une création continue du monde. Ce sont, dit-il, « la dureté », « l’attraction », la « crainte », le « feu », l’« amour-lumière », les « pouvoirs de la parole » et la « parole elle-même ». On utilise inévitablement ces expressions entre guillemets, car Jacob Boehme n’en fait pas des concepts. Ce n’est pas un universitaire. Il parle par analogie et il faut le lire assidûment pour percevoir intimement ce qu’il veut exprimer sans le conceptualiser ni l’imager excessivement. |
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Jacob Boehme nous invite à une promenade aux frontières de l’exprimable. On ne l’y suivrait pas si son don subtil de la parabole ne nous aidait à l’entendre « en images et en vérité ».
Le chemin du « retour à la demeure » est pavé dhumilité.
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Frontispice dune édition dAurora consurgens de Jacob Boehme (Amsterdam, 1682)
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Illustration de couverture : Les roues voyantes et larbre de lâme. Larbre de lâme prend racine dans le sombre domaine du courroux divin ; mais lâme humble peut reçevoir la lumière du paradis.
Larbre de lâme, Illustration de lÉdition Law de Works of Jacob Behmen, 1764.
Collection Alexander Roob © Benedikt Taschen Verlag Gmbh.
Les roues voyantes : Cl. Universitätsbibliothek, Heidelberg, D. R.
Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / DMi, 2001
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