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Angèle de Foligno
LE LIVRE DES VISIONS
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| « Après avoir contemplé la volonté de Dieu, témoigne Angèle de Foligno, sa puissance et sa justice, je fus ravie à une plus grande hauteur où je ne vis plus rien de tout cela et le mode de vision fut changé. Je vis une unité éternelle, inexprimable, dont je ne puis rien dire, sinon quelle est le tout bien. Et mon âme, dans le délire de la joie, ne distinguait plus lamour et contemplait linénarrable. Jétais sortie de la première vision, jétais entrée dans linénarrable : avec mon corps ou sans mon corps, je lignore pleinement. » |
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C’est qu’il existe en nous une montagne sans sommet : la voie de la transformation par l’amour. Ce chemin de métamorphose qu’Angèle a choisi d’emprunter est une voie douloureuse et joyeuse, tout entière éclairée par « la lumière de l’humilité qui donne naissance à l’amour ».La vie alors est un drame où la vie spirituelle se déclare comme une réalité visible. La vérité secrète devient quelque chose de tangible et de palpable. Il n’est pas possible de la prendre pour un rêve ; elle est un drame plein de sang et de feu. Mais un drame qui conduit aux visions de la « gloire » de Dieu. Voie douloureuse, voie triomphante qui ouvre à la contemplation de « l’abîme sans fond de l’altitude divine? » « Cet éblouissement de Dieu, je lai eu plus de mille fois et jamais il na ressemblé à lui-même, éternellement varié et nouveau à jamais. »
Mystique du XIIIe siècle, Angèle de Foligno, qui séteignit dans les premiers jours de janvier 1309, fut béatifiée mais non canonisée par léglise, en raison de son « intelligence des mystères ». Elle demeure lune des figures préférées du courant spirituel issu de saint François dAssise.
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Illustration de couverture : La bienheureuse Louise Albertoni, Bernin 1674.
San Francesco a Ripa, Rome. Cliché Scala, D.R. Composition et mise en page : © ATHENA PRODUCTIONS / DMi, 2001
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