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Voici le plan du présent ouvrage :
Je dirai d’abord quelle idée les premiers alchimistes se faisaient des origines de leur science, idée qui porte le cachet et la date des conceptions religieuses et mystiques de leur époque. Tel est le sujet traité dans le Livre I du présent ouvrage, livre consacré aux sources. Dans le Livre II, j’étudie les personnes, c’est-à-dire les alchimistes dont les noms figurent dans les papyrus et sont inscrits en tête des traités grecs contenus dans nos manuscrits. Le Livre III est réservé aux faits ; je veux dire qu’il précise la filiation positive de l’alchimie, en résumant ce que nous savons des connaissances usuelles des Égyptiens relatives aux métaux, et en les rapprochant des recettes alchimiques relatées par les papyrus et les manuscrits. Les Grecs surtout, occupés à transformer en philosophie les spéculations mystiques et religieuses de l’Orient, construisirent des théories métaphysiques subtiles sur la constitution des corps et leurs métamorphoses. Elles ont été reprises successivement par les Arabes et par les adeptes du moyen âge, et elles ont été soutenues jusqu’au temps de Lavoisier.
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