Theodor Gomperz
ORPHÉE ET PYTHAGORE

— SOMMAIRE —

Introduction : les philosophes de la Grèce
I. Pays et habitants. Importance des colonies. — II. Époque de la tyrannie. Transformations sociales. Nouveaux genres littéraires. — III. Élargissement de l’horizon. Oracles et jeux nationaux. Emprunt de l’écriture. — IV. Situation et destinées de l’Ionie. — V. Origine des idées religieuses. Personnification de la nature. Esprits et démons. Ames des choses, âmes humaines. Survivance de l’âme. Culte des ancêtres. Triple série d’objets d’adoration. — VI. Les divinités naturalistes de la Grèce. Transformation des dieux par l’anthropomorphisme. Victoire du polythéisme. Croyances homériques. Laïcisation des idées religieuses. Rareté des sacrifices humains. — VII. Sacrifices en l’honneur des morts. Culte préhistorique des âmes. Insouciance ionienne. — VIII. Explication de la nature par les mythes. Processus de la personnification. — IX. Hésiode d’Ascra. Sa Théogonie. Contenu intellectuel des Théogonies. Le chaos. Abstractions personnifiées.
Chapitre premier : Les Philosophes naturalistes de l’Ionie
I. Le problème de la matière. Matières primordiales ou fondamentales. — II. Thalès de Millet. Développement de la théorie de la matière. — III. Anaximandre de Millet. Sa théorie du ciel et sa théorie de la matière primordiale. Sa cosmogonie. Naissance des êtres organiques. Périodes cosmiques. — IV. Anaximène de Millet. Recul dans la théorie du ciel. — V. Héraclite d’Éphèse. Héraclite et la croyance populaire. Son mépris des hommes. Son originalité. Le feu primordial doué d’intelligence. La destruction périodique de l’univers par le feu. L’écoulement des choses. Relativité des propriétés. Coexistence des contraires. Déductions de la théorie de la relativité. Loi de l’opposition. Vues sociologiques d’Héraclite. Règne d’une loi universelle. Loi et raison universelles. Déductions morales. Héraclite, le Portique et l’époque actuelle.
Chapitre II : Cosmogonies orphiques
I. Formes diverses de la croyance en l’immortalité. Homère et Hésiode. Transfiguration des âmes et supplices infernaux. — II. Doctrines orphiques. l’hérécyde de Syros ; sa cosmogonie ; combat des dieux. Phérécyde, le premier des éclectiques. — III. Les cosmogonies orphiques ; leur rapport avec la théorie de Phérécyde. L’œuf du monde. Influences étrangères. Très anciennes relations entre les peuples. Traits panthéistiques.
Chapitre III : Pythagore et ses disciples
I. Pythagore ; ses voyages. La confrérie pythagoricienne. — II. Fondement de la théorie des sons. La théorie des nombres ; sa genèse. Mystique pythagoricienne. Nombres sacrés. L’esprit mathématique ; ses avantages et ses faiblesses. — III. Forme sphérique de la terre.
Chapitre IV : Développement des doctrines pythagoriciennes
I. Le système cosmique de Philolaos. Mouvement diurne de la terre. Le feu central. Motifs de la théorie de ce feu. Beauté de cette image du monde. — II. L’harmonie des sphères. La fictive Antiterre. Ekphantos enseigne la rotation de la terre autour de son axe. Aristarque, Copernic de l’antiquité.
Chapitre V : La doctrine orphico-pythagoricienne de l’âme
I. La doctrine de la transmigration des âmes. Ses motifs psychologiques. Cette doctrine n’est pas originaire de la Grèce. — II. Le mythe principal des Orphiques. Délivrance du cycle des naissances. — III. Motifs de la psychologie orphique. Essence du mysticisme religieux. Les mystères grecs. Un parallèle égyptien ; est-ce plus qu’un parallèle ? L’Orphisme et la tyrannie. Influence ultérieure du mouvement orphique. — IV. Les âmes et les poussières qui s’agitent dans le rayon de soleil. Renouvellement futur de tous les êtres et de tous les phénomènes. Le processus cosmique fait retour sur lui-même. Théorie des cycles ; astrologie et métempsychose. La causalité et le retour d’un état primitif. La balance de la matière et des énergies de l’univers. Hippasos de Métaponte. — V. Alcméon de Crotone ; il reconnaît dans le cerveau l’organe central de la pensée. Physiologie et psychologie d’Alcméon. Son explication de la mort. Alcméon n’a pas créé de système.