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LA VOCATION DE L’ARBRE D’OR

est de partager ses intérêts avec les lecteurs, son admiration pour les grands textes nourrissants du passé et celle aussi pour l’œuvre de contemporains majeurs qui seront probablement davantage appréciés demain qu’aujourd’hui. La belle littérature, les outils de développement personnel, d’identité et de progrès, on les trouvera donc au catalogue de l’Arbre d’Or.

D'abord marchand à sa première mise en ligne en 2000, le site devient gratuit pour les eBooks en 2016. Face à l'inévitable «tout gratuit» vers lequel on tend de nos jours, nous avons décidé de libérer la connaissance contenue sur ce site. L'offre POD (print on demand) reste payante, gérée par un site partenaire. Vous trouverez cette possiblité pour une partie des ouvrages seulement, le travail de mise en page prépresse n'ayant pas été effectué pour tous. N'hésitez cependant pas à nous contacter pour commander un livre en impression à la demande.

Le merveilleux voyage de saint Brendan à la recherche du paradis

Image de couvertureLégende latine du IXe siècle mise en forme par Paul Tuffrau

Saint Brendan est né en Irlande aux environs de l’an 489. Ordonné prêtre en 512, il est mort en 577. Vers l’an 900, paraît un ouvrage intitulé Navigatio Sancti Brendani Abbatis qui rencontre un immense succès. Il s’agit d’un genre de saga irlandaise bien répertorié: immram, un récit de navigation.

Et il n’y a pas de doute que le récit trouve sa source dans des récits de marins. Trop de notations y évoquent des navigations polaires (la transparence de la mer, les aspects des banquises et des îles de glace fondant au soleil, les phénomènes volcaniques de l’Islande, les jeux des cétacés, les brumes subites, la mer comme du lait), pour ne pas y reconnaître les traces d’un primitif traité de navigation, tardivement christianisé.

Ernest Renan voyait dans ce récit (avec sa «topographie étrange, à la fois éblouissante de fiction et parlante de réalité»), «une des plus étonnantes créations de l’esprit humain et l’expression la plus complète peut-être de l’idéal celtique. Tout y est beau, pur, innocent; jamais regard si bienveillant et si doux n’a été jeté sur le monde; pas une idée cruelle, pas une trace de faiblesse ou de repentir. C’est le monde vu à travers le cristal d’une conscience sans tache: on dirait une nature humaine comme la voulait Pélage, qui n’aurait point péché.»

 

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