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Né à Tours, j'ai été très tôt aspiré par deux passions : la poésie et le goût pour les civilisations anciennes, au point d'avoir voulu un moment devenir archéologue. Cette passion pour l'antique fut renforcée par maintes lectures, de Quo Vadis à la Thaïs, d'Anatole France, en passant par Spartacus, Salammbô, les Mémoires d'Hadrien et les BD de Jacques Martin !
J'ai griffonné mes premiers vers 12 ans. Depuis, j'ai dû composer à peu près 400 poèmes, parmi lesquels un certain nombre jugé par moi peu satisfaisant a été remis à l'ouvrage, car je suis persévérant ! Mais mon ardeur traductrice a pris le pas ces dernières années. La poésie romantique a été mon premier coup de foudre littéraire et une source inépuisable d'inspiration, qu'elle soit française, allemande ou anglaise. Si Gœthe, Schiller, Shelley ou Byron m'ont marqué, il faut dire que le Hugo de l'Exil a été pour moi, dès 14 ans, la plus belle révélation tant pour la forme que pour le fond.
Mais ma sensibilité m'a orienté plus tard aussi vers d'autres phares comme Chénier, Verlaine, Baudelaire et Leconte de Lisle, hélas aujourd'hui dénigré , par la beauté et l'exigence de leurs textes. Depuis leur lecture, j'ai gardé une fidélité, voire un amour pour le vers et la rime. Plus près de nous, Valéry, Cavafy et Aragon sont venus s'ajouter à mon panthéon personnel. Bien entendu, les poètes grecs et latins ne m'ont pas laissé indifférent en raison de mes évidents penchants historiques : une longue série de poèmes écrits sur plusieurs années en porte d'ailleurs le témoignage.
De ces influences multiples sont sortis des poèmes divers par la facture (de l'alexandrin pur au vers libre). Mais ils ont tous en commun un souci de lisibilité et un classicisme qui n'exclue pas, me semble-t-il, la recherche, bref, un classicisme considéré dans son assertion la plus haute.
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Philippe Renault
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La poésie m'a valu quelques prix en particulier à Tours ("Jeunes Poètes" en 1986) et à Toulouse où j'ai remporté en 1988 le Premier Prix des Jeux Floraux et ce, 170 ans exactement après Victor Hugo, ce qui, à l'époque, n'avait pas manqué de me réjouir ! Après des études d'histoire sanctionnées en 1989 par une étude sur le Culte d'Asklépios sous la direction de l'éminent helléniste Maurice Sartre, j'ai tâté de l'enseignement et travaillé dans l'administration universitaire à Tours et Orléans. A noter que j'ai été employé dans un magasin de musicologie la musique classique étant une autre de mes grandes passions .
Mes poésies sont encore très largement inédites de même qu'une pièce de théâtre, Dominique et le Diable, et un roman mythologique et picaresque librement inspiré du cycle de Jason et des Argonautes. Quant à mes traductions de poèmes grecs et latins, elles ont abouti à l'édition d'une Anthologie de la Poésie grecque antique préfacée par Jacqueline de Romilly de l'Académie française en 2000. Outre les grands de la poésie hellénique (Pindare, Sappho, les Tragiques, etc...), je me suis penché sur deux genres assez méconnus de la littérature antique, à savoir l'épigramme et la fable.
Philippe Renault nous a quittés début 2007.
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