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| Né dans lIle Bourbon la Réunion aujourdhui où son père, ancien chirurgien militaire des armées impériales, possède une plantation de canne à sucre. Il étudie le droit à Rennes en Bretagne, une matière à laquelle il renonce assez vite pour se consacrer à laction politique et à la poésie. Journaliste, Paris en 1845, il adhère aux idées de Charles Fourier, et collabore aux organes phalanstériens : La Phalange et à La Démocratie pacifique. Y seront publiés ses premiers poèmes, Niobé ou La fontaine aux lianes qui a pour cadre lîle natale dont il ajoutera le symbole (de Lisle) à son nom.
Candidat aux élections de 1848, il nest pas élu et lavènement du Second Empire loblige à renoncer à la politique. Il vit alors de traductions, de leçons particulières et de prix littéraires (!) jusquà lavènement de la IIIe république qui le nomme, en 1871, bibliothécaire adjoint au Sénat.
Chef de file de lécole du Parnasse, (on comptera parmi les Parnassiens : Villiers de lIsle-Adam, Mallarmé, Sully Prudhomme François Coppée et Hérédia), il professe la supériorité du beau sur lutile et proclame : « La moralité dune uvre dart, cest sa beauté ».
A deux reprises, en 1873 et en 1877, sa candidature à LAcadémie française échoue, en dépit du soutien tonitruant de Victor Hugo. Il est finalement élu au fauteuil de même de Victor Hugo en 1886.
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Charles Leconte de Lisle
est né le 22 octobre 1818
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Leconte de Lisle meurt en 1894. Une souscription publique est ouverte afin de lui élever la statue, uvre de Puech, que lon peut encore admirer (?) dans le jardin du Luxembourg.
Lettre de Victor Hugo à Leconte de Lisle
« Mon éminent et cher confrère, Je vous ai donné trois fois ma voix, je vous l’eusse donné dix fois. Continuez vos beaux travaux et publiez vos nobles œuvres qui font partie de la gloire de notre temps. En présence des hommes tels que vous, une Académie, et particulièrement l’Académie française, devrait songer à ceci : qu’elle leur est inutile et qu’ils sont nécessaires.
Je vous serre la main.» (1877)
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Parmi ses uvres
Poèmes antiques, 1852
Épître au Czar, au sujet des lieux saints, 1854
Poèmes et poésies, 1855
Poésies complètes, 1858
Poèmes barbares, 1862
Catéchisme populaire républicain, 1871
Hymnes orphiques
Lhistoire populaire du christianisme, 1871
Les Érinnyes, 1873
Poèmes tragiques, 1884
LApollonide, 1888
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