Yves Berthou naît le 4 septembre 1861 à Poul-Pout en Pleubihan. Ingénieur au Havre il épouse, en juin 1892, une Bretonne de Honfleur Elisa Mézeray. Rochefortain de 1892 à 1896, il est de nouveau affecté au Havre et collabore à L’Hermine et à la Revue des provinces de l’Ouest.
En 1897, il fait paraître une petite revue, La Trêve de Dieu, qui ne dure qu’un an. Il est ingénieur à Paris en 1898. En 1899, il fait partie des vingt-deux Bretons qui se rendent à Cardiff et sont reçus par le Gorsedd gallois. Il participe à toutes les phases de la création du Gorsedd armoricain. Il est nommé Grand-Druide adjoint au Gorsedd de Carnac en 1902 et, dès 1903, il prend la place principale au Gorsedd.
En 1918, Kaledvoulc’h vient de Paris vivre à Nant Kanat en Pleubian. A partir de 1927, la maladie l’empêche de prendre part aux activités du Gorsedd, mais il reste Grand Druide, en vertu de la règle non écrite que le Grand druide est élu à vie et le Gorsedd est en fait dirigé par Taldir.
Cœur breton, premières poésies, 1892. La Lande Fleurie, poème, 1894. Les Fontaines Miraculeuses, poésies, 1896. Ames Simples, poème dramatique, 1896. La Semaine des Quatre Jeudis, ballades, 1898. Hors commerce. Dre an Delen hag ar Chorn-Boud, Gwerziou, 1904. Le Pays qui Parle, poème, 1903. Triades des Bardes de l’île de Bretagne, 1906. Istor Breiz, 1910. Kevrin Barzed Breiz, traité de versification bretonne, 1912. Les Vessies pour des Lanternes, polémique, 1913. Lemenik, skouer ar Varzed, 1914. Ivin ha Lore, gwerziou, 1914. Dernière Gerbe, poésies, 1914. Avalou Stoup, rimadellou, 1914. Hostaliri Surat, 1914. Daouzek Abostol, 1928.