Bacchylide de Céos

Nous ne connaissons pas la date de la naissance de Bacchylide, mais seulement qu'il naquit à lulis dans l'île de Céos, l’actuelle Zéa, « Connue pour offrir des poètes en abondance (Pindare) ».

Selon Eusèbe, il serait né d'une sœur du poète Simonide.et d’un athlète renommé, aux environs de l'an 500 avant J.-C. Il aurait été alors plus jeune de vingt ans que Pindare. D’autres font naître Bacchylide aux environs de 518, presque à la même date que Pindare. Le certain est que le jeune poète accompagne son oncle Simonide dans ses voyages. Il se rend ainsi à Athènes, à Egine, en Sicile. Il vit à Syracuse à la cour de Hiéron à la même époque que Pindare dont il fut le rival.

Lorsque Hiéron de Syracuse remporte la course de chevaux aux Jeux Olympiques de 471, Pindare entonne la Ière Olympique et Bacchylide sa Ve Ode. Quatre ans plus tard Hiéron triomphe à la course de chars des Jeux Pythiiques : Pindare compose sa Ire Pythique et Bacchylide sa IVe Ode. Cependant, alors que Hiéron triomphe une nouvelle fois à Olympie (468), Pindare est évincé et Bacchylide célébre seul la vistoire du champion.

Pindare se venge-t-il ? On a vu dans les deux corbeaux de ce poème une satire de Simonide et de Bacchylide :

Talentueux celui qui sait naturellement,
Contrairement aux tâcherons véhéments
Qui adressent en vain à l’oiseau sacré de Zeus,
Ainsi que deux corbeaux, leurs vains croassements.

Hiéron meurt en 467. Bacchylide retourne probablement en Grèce. En 452, car il compose sa VIe Ode en l'honneur de l’un de ses compatriotes de Céos qui avait remporté une victoire à Olympie. Il semble qu’il mourut peu après, donc vers 450.
En 1897 on a découvert en Égypte un papyrus contenant vingt poèmes (près de quatorze cents vers). Outre quatorze Êpoèmes ou Odes triomphales, ce recueil comprenait des fragments de six pièces qui semblent avoir éte un hymne héroïque, deux péans, et trois dithyrambes.
« La poésie de Bacchylide, dit Jacques Brosse, se caractérise par une douce harmonie qui n'exclut pas, par passages, une authentique grandeur, qualité qui confirme l'appréciation que portait sur lui-même le poète qui aimait s'appeler : “le rossignol de Céos à la voix douce comme le miel” ».

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