Alain-Yan Mohr

Quand j'ai demandé à Alain-Yan de me donner quelques précisions sur lui pour composer cette page-auteur, j'ai dit « du genre : né aux alentours du milieu du XXe siècle, Alain-Yan Mohr est peut-être un être humain parmi nous... »
Eh ben voilà, tu viens de dire tout ce qu'il faut. Mais il faut le mettre peut-être en gras, a-t-il répondu.
J'ai continué :
– ...ou plus sérieusement : né à Boston en 1957, etc. Au fait, où es-tu né exactement ?
Il a ajouté :
–  Non, je me souviens, maintenant, le 18 août 1957, en observation au-dessus de Chicago, je suis entré en collision hyperastrale avec un draconien qui adombrait Al Capone, et j'ai fait une chute impromptue et spectaculaire jusque dans l'utérus d'une femme suisse qui passait par là. On appelle cela une mère, dans les langages locaux. Ce concept provoque toutes sortes de dépendances et de loyautés malsaines dont les gens peuvent souvent finir par mourir. L'amer, qu'on voit danser, le long des gonfles claires. C'était pas le but, c'est juste une inattention passagère. Ce qui fait que je suis une exception à la règle qui dit que « Tous les hommes sortent du ventre de la femme et passent leur vie à essayer d'y retourner ».
Qu'ajouter à cela ? ...sinon qu'Alain-Yan est parfois sérieux et toujours efficace.

Patricia Camby

« Depuis ma plus tendre enfance, j’ai eu l’impression de vivre dans un monde où les gens répètent le même rêve sans se poser de questions ni laisser tomber les masques. La notion de citoyenneté galactique m’apparaissait plus sensée que les concepts nationalistes, culturels ou religieux. Je me souviens d’un rêve récurrent alors que je savais à peine parler: j’avais une taille de géant, et depuis l’espace, je voyais la Terre sous deux aspects: soit dans des tons sombres, chaotique, fragmentée et emprisonnante, comme si l’ensemble de sa surface était faite de papier mâché déchiré et sali, soit dans des tons blancs et remplis de lumière, d’une structure cristaline et parfaite, dégageant une harmonie, une liberté et une unité indescriptibles – qualités que j’étais venu promouvoir. Durant ma courte scolarité, j’ai principalement joué le rôle du perturbateur, alliant humour et perspicacité pour secouer l’étouffant sérieux de mes professeurs et camarades. A quinze ans, aucune école publique ne voulait plus de moi. Aujourd’hui, je vois cela comme une bénédiction, la fin bienvenue d’un pénible lavage de cerveau. Mais mon allergie envers l’école n’avait pas éteint ma curiosité.

Vers dix ans, j’ai dévoré les livres de Lopsang Rampa sur les pratiques spirituelles tibétaines, ce qui m’a permis de découvrir à la fois mes aptitudes pour le voyage astral et d’apprendre que je devais m’en abstenir : je n’étais pas venu pour ça. Durant la même période, j’ai lu " La Vie des maîtres " de Baird T. Spalding. Cet ouvrage m’a profondément marqué, décrivant une manière de vivre illimitée et sacrée, un état d’être imbibé d’amour, de puissance et de compassion. Il apportait une crédibilité à mes intuitions et « souvenirs »: la « vraie vie » n’était pas cette pauvre existence dans laquelle les grandes personnes voulaient m’enfermer. C’était aussi l’époque hippie: cette atmosphère de liberté m’a offert une merveilleuse plateforme d’exploration de nouveaux paradigmes. J’ai étudié diverses religions, cosmogonies, légendes et mythes, prospecté l’histoire, l’ésotérisme, la philosophie, la science et je me suis gavé de science-fiction; tout cela m’a permis de multiplier mes perspectives sur la réalité.

Assez rapidement, j’ai été sollicité pour entrer dans des organisations spirituelles – dans lesquelles des amis ont  « fait leurs grades » – mais d’instinct, j’ai refusé, adoptant une attitude d’insouciance propre à décourager les meilleurs évangélistes. J’ai conservé ce comportement de non-engagement jusqu’au début des années 80, voyageant, travaillant parfois, observateur incognito des affaires humaines. Jusqu’au jour où, en Afrique, j’ai échappé à la mort grâce à un miracle tellement énorme que mon insouciance a disparu d’un coup. Je suis rentré en Europe sur le champ, et je me suis activement engagé dans des mouvements écologiques et non violents. Mais pas pour longtemps...

En effet, si la protection de notre planète et le respect de toute vie me tenait très à cœur, je me suis vite senti frustré dans ces mouvements militants. Leur intention était louable, mais à mes yeux, ils faisaient preuve d’une dangereuse ignorance du fonctionnement de la conscience humaine. Ils étaient intolérants, trouvaient leur motivation dans la lutte et semblaient incapables de percevoir qu’à travers leurs attitudes, ils généraient plus de chaos et de division qu’ils ne réglaient de problèmes. Je passai pour un hérétique en tentant de leur expliquer que le meilleur moyen de changer le monde est de changer d’abord l’image intérieure que l’on se fait du monde, puis seulement d’agir, et mis un terme à mes activités militantes pour me consacrer pleinement à la révolution de l’esprit. Depuis 1984, je me suis investi dans divers mouvements métaphysiques, spirituels et New Age. J’ai fait un peu de journalisme, traduit différents livres, fait du conseil en entreprise, suis aussi devenu expert en Macintosh et surtout, j’ai étudié comment les êtres humains créent leurs propres prisons psychiques.

Alain-Yan Mohr

Alain-Yan Mohr,
né le 17 août 1957

J’ai adoré les livres de Seth et, passionné par le rôle des croyances dans la réalité humaine, j’ai suivi toute la formation Avatar et donné quelques stages avant de prendre à nouveau distance, en désaccord avec l’organisation. Au début des années 90, j’ai aussi traduit des ouvrages de Chris Griscom, qui m’a invité à faire la traduction de ses conférences en français. C’est à cette occasion que j’ai rencontré ma compagne Barbara, alors coordinatrice des activités de Chris en Europe. Et là, tout s’est accéléré. Nous avions au départ le projet de créer un centre spirituel « différent » où l’on apprendrait en célébrant la vie plutôt qu’en s’en privant. Mais il y avait d’autres priorités... Au bout de deux ans de voyages et de recherches, nous n’avions plus un sou et nous étions profondément engagés dans un processus de purification: toutes nos attitudes, nos certitudes, nos attentes, nos idéaux, nos mesquineries relationnelles, bref, toute notre belle arrogance spirituelle s’est trouvée anéantie au cours d’une succession d’expériences superbement orchestrées par les départements supérieurs.

Vers 1996, libérés du besoin de convaincre, nous avons commencé à accueillir des petits groupes à la maison pour des soirées d’information où nous présentions certaines informations choisies sur les changements planétaires et l’ascension. Ces soirées ont connu un certain succès, au point que nous avons recommencé à organiser des stages enseignant différentes approches du corps de Lumière : Fleur de Vie, activation ADN, Merkaba, Vortexija, nettoyages énergétiques, etc... Parallèlement, j’ai lancé la « Bear Tribune », petit journal dans lequel je partage réflexions et informations sur l’évolution planétaire. J’ai aussi réalisé un site web sur ces sujets.

Et puis, au tournant du millénaire, le projet de centre d’accueil que nous avions abandonné s’est réalisé presque de lui-même... En quelques mois chargés de coïncidences, nous avons trouvé le lieu idéal dans la montagne valaisanne pour développer nos activités. Entourés de nature, nous disposons d’assez de place pour accueillir les gens en Bed & Breakfast, pour organiser des séminaires résidentiels et pour faire fleurir d’autres projets.

Avec le recul, je me rends compte que mes activités ?éducatives? ne pouvaient pas se déployer tant que je n’avais purifié mes émotions, mes intentions et mon regard sur le monde: tant que je n’avais pas atteint un degré de compassion suffisant. J’ai toujours eu beaucoup de facilité à voir les mensonges dans lesquels les gens s’emprisonnent et les stéréotypes dans lesquels la conscience collective est engluée. Par contre, j’ai eu beaucoup de difficultés à comprendre que mon attitude critique et supérieure aggravait les problèmes et bloquait mon évolution. Piégé dans le jeu des polarités, j’ai souvent demandé au monde d’aller mal pour lui démontrer ma santé, restant aveugle à l’Unité que je préconisais dans mes discours. Je sais à présent que toute pensée, toute intention, toute parole et tout acte ont une influence décisive sur tout ce qui vit, car tout est Unité Créative. La seule manière de faire naître une nouvelle réalité, c’est en partant du cœur, de la conscience de l’Unité.

Cela m’apparaît d’autant plus important que les événements s’accélèrent. Les humains qui veulent s’éveiller n’ont plus beaucoup de temps pour le faire. Des millions d’années d’habitudes, de certitudes, de loyautés aux anciens systèmes et de complaisances envers le passé doivent être abandonnées. Tout ce qui enferme, rassure, limite, ou emprisonne doit être brûlé dans un processus alchimique de transformation. A mon avis, très peu d’enseignements spirituels actuels peuvent encore nous être utiles ; la plupart sont imprégnés des énergies et des modèles dont nous devons nous défaire, sans même parler de cette tendance grandissante qu’ont les gens à vouloir emprunter l’autoroute de l’illumination.

C’est pourquoi aujour’d’hui, j’encourage les gens à retrouver leur souveraineté, à redécouvrir l’histoire humaine et les croyances dans lesquels ils fonctionnent sans le savoir. Je pousse chacun à quitter ce monde en noir ou blanc, en bon ou mal. Comme cela passe presque toujours par l’effondrement de croyances et d’espoirs, cela demande beaucoup d’amour.

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