Aristophane

Né vers 445 à Athènes, on a longtemps prétendu qu’il était issu d’une famille étrangère établie récemment à Athènes. On en fit un Rhodien voire un Égyptien ce qui peut paraître pour le moins fantaisiste. Selon toute vraisemblance, ses parents étaient originaires d’Egine. Il commença à composer très jeune, sans doute dès dix-huit ans. Sa première pièce, Les Banqueteurs, remporta le second prix en 427. Dans cette première œuvre, Aristophane apparaissait tel qu’en lui-même : il y mettait aux prises deux jeunes garçons, l’un débauché, adepte des tendances philosophiques de son temps, l’autre vertueux, fidèle aux valeurs morales traditionnelles. La trame des Nuées y était déjà esquissée.

Ses Acharniens, sa troisième pièce et son premier succès datent vraisemblablement de 425. Cette pièce qui prônait le retour à la paix dans une Athènes alors en plein conflit avec Sparte fut un succès immédiat et le véritable début de sa carrière comique.

Aristophane était doté d’un esprit hors du commun : c’était un satirique violent et médisant, voire venimeux, très à l’écoute du langage populaire imagé, parfois grossier. Son théâtre est d’une grande liberté de ton, « flirtant » avec le mauvais goût mais compensé par un lyrisme indéniable. Car Aristophane est totalement maître d’un langage poétique d’une richesse et d’une cocasserie que les Athéniens d’alors devaient apprécier avec une certaine jubilation. Mais nous avons du mal à apprécier dans toute sa juste mesure (ou sa démesure !) cette fantaisie aristophanesque car bien des éléments nous échappent complètement.

Aristophane

Aristophane

Maître de la comédie dite « ancienne », Aristophane puisa tous ses sujets dans l’actualité du jour et non dans les mythes. 

On lui doit : Les Acharniens, Les Cavaliers, Les Nuées, Les Guêpes, La Paix, Les Oiseaux, Lysistrata, Les Thesmophories, Les Grenouilles, L’Assemblée des femmes, Ploutos.

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