Paul Arène

Paul Arène naquit en 1843 à Sisteron. Fils d’un horloger, Adolphe et d’une repasseuse de coiffes, Reine, il fit ses études au collège de Sisteron (dans ancien couvent au souterrain mystérieux), puis il prépara à Aix-En-Provence une licence de lettres et de philosophie.

Diplômé de lettres, il s’engage dans l’enseignement (nommé à Vanves en 1863) pour le quitter bientôt, après son premier succès au Théâtre (Pierrot héritier, Odéon, 1865).

La même année il a fait la connaissance d’Alphonse Daudet qui devient son ami, et commence à collaborer à diverses revues… et aux Lettres de mon moulin qui seront publiées en feuilleton dans L’Événement, de juillet à septembre 1866, sous un pseudonyme commun, emprunté à Balzac : Marie-Gaston.

Quand les Lettres seront publiées en volume (en 1869), aucune allusion n’y sera faite à la collaboration de Paul Arène. Mais les fins connaisseurs ne s’y trompent pas : « La chèvre de Monsieur Seguin », « L’élixir du Révérend Père Gaucher » et « Le sous-préfet aux champs » doivent davantage à la plume d’Arène qu’à celle de Daudet.

En 1867, Paul Arène rencontre Frédéric Mistral en Provence et une jeune fille : Naïs Roumeux qu’il souhaite épouser. Le mariage lui est refusé. Il s’en désespère et ne se mariera jamais. En 1868, il publie « Jean des Figues », écrit à Sisteron. La guerre de 1870 survient. Il y participe avec le grade de capitaine et sera décoré de la Légion d’honneur en 1884.

Paul Arène

Paul Arène
1843 - 1896

Il donne au théâtre Les comédiens errants (1873), L’hôte (1875), et Le Char (1877, en collaboration officielle avec Daudet). Paris l’attire et lui pèse. Il écrit à Mistral : « Je suis un exilé ici. J’ai la languison de vous, de votre Rhône, de ma Durance, de nos oliviers, de ma vigne et de ma petite sœur (Isabelle) ». Il revennait volontiers à Sisteron qu’il a nommée Canteperdrix dans Jean des Figues. Il aimait « le mistral qui rend les chemins durs comme marbre, le ciel lisse comme un miroir », et le bastidon des Oulettes où sa famille possédait « la plus belle source, les plus belles figues, les meilleurs raisins du pays ».

Paul Arène est mort à Antibes le 17 décembre 1896 dans une chambre d’hôtel. Ses amis l’y trouveront au pied de sa table de travail, chandelles allumées. Il écrivait son dernier conte : « Le songe des îles d’or ». Il est enterré à Sisteron.

Œuvres de Paul Arène

Jean des Figues (1870) ; réédité sous le titre La gueuse parfumée (1876) ;
Contes de Noël (1879) ;
Au bon soleil (1881) ;
Paris ingénu (1882) ;
La Chèvre d’or (1884) ;
Vingt jours en Tunisie (1884) ;
Contes de Paris et de Provence (1887) ;
Le Midi bouge (1891) ;
Des Alpes aux Pyrénées (1891) ;

A titre posthume

Friquettes et Friquets (1896).

arbredor.com a réédité :

Au bon soleil, contes provençaux
Le Parnassiculet contemporain,

(auquel sa contribution ne fut pas mince).

On trouve aussi des nouvelles de Paul Arène
dans deux anthologies de contes provençaux :
Galéjades et contes provençaux (Terre de Brume, 2000).
Contes et facéties des enfants provençaux
(arbredor.com, 2001 ; Terre de Brume, 2002).

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